Un lipome ne menace pas la santé, c’est entendu. Pourtant, nombreux sont ceux qui veulent s’en débarrasser dès qu’il commence à se faire remarquer, surtout quand la masse prend de l’ampleur ou perturbe le regard qu’on porte sur soi. Avant de programmer une ablation, mieux vaut saisir tous les enjeux que recouvre cette opération.
But de l’opération
Enlever un lipome revient surtout à faire disparaître une masse graisseuse sous la peau qui finit par agacer, gêner ou questionner. Dans la très grande majorité des situations, c’est l’apparence qui motive une intervention. Quand la bosse ne fait ni mal ni tort au moral, il n’y a aucune urgence. Beaucoup de ces nodules restés discrets ne réclament ni surveillance ni geste médical. Il arrive cependant qu’un lipome grossisse ou s’installe à un endroit qui finit par provoquer de l’inconfort, voire un blocage dans un geste du quotidien. Dans ces conditions, décider de le retirer s’impose comme une évidence.
Si l’idée d’une récidive inquiète, un point mérite d’être souligné : après une chirurgie pour enlever un lipome, la plupart des personnes ne rencontrent pas de nouvel épisode. Pour beaucoup, la démarche suffit à ramener une sensation de tranquillité intérieure.
Types d’ablation des lipomes
Les médecins adaptent le choix de la méthode en fonction de la taille, du nombre et de l’emplacement du lipome. On recense généralement trois gestes différents lorsqu’il s’agit d’extraire ces nodules :
- Excision classique : à l’aide d’un scalpel, le chirurgien sectionne la peau et extrait le lipome en bloc. Résultat, la tumeur bénigne est retirée en totalité et l’on minimise le risque de récidive.
- Liposuccion associée : cette technique entre en scène pour les lipomes imposants ou lorsqu’ils sont groupés. Après une incision, le spécialiste aspire la graisse avec une canule adaptée. Souvent proposée quand la taille dépasse les 4 centimètres, elle permet de réduire l’étendue de la cicatrice finale.
- Lipolyse au laser : dans certains cas complexes, le laser fragmente les cellules graisseuses avant leur extraction. Cet abord technique s’adresse surtout aux lipomes nombreux ou particulièrement volumineux.
Comment l’intervention se déroule-t-elle ?
Dans l’immense majorité des cas, l’ablation d’un lipome se réalise sans hospitalisation. L’acte a lieu en ambulatoire, avec retour au domicile dans la journée. Tout démarre par une anesthésie localisée, pour éviter la moindre douleur au moment du geste. Ensuite, le chirurgien extrait avec précision la masse graisseuse. Il termine par une fermeture soigneuse de la plaie.
Avant l’ablation
Le jour du rendez-vous, l’équipe remet différents documents à compléter. Mieux vaut avoir sous la main la liste de ses traitements en cours, afin d’écarter tout imprévu ou contre-indication. Si des documents ont déjà été transmis en amont, il reste utile de les garder avec soi.
Avant d’inciser, l’anesthésie locale est injectée autour du lipome. Pour les nodules plus volumineux, une anesthésie régionale peut être envisagée afin d’insensibiliser un territoire plus large.
Pendant l’ablation
Dès que la zone est endormie, la peau est incisée avec du matériel stérile et le lipome est ôté. Si l’intervention se contente d’une anesthésie locale, le patient est conscient et peut échanger avec l’équipe soignante tout au long du geste. La douleur ne fait pas partie du processus.
Pour les petits lipomes, aucun point de suture n’est systématique : un simple pansement suffit si le saignement est absent. Si besoin, on pose quelques points, puis on protège la zone.
Après l’ablation
Une fois l’acte accompli et le pansement en place, il est généralement possible de quitter les lieux peu après l’intervention. Il est conseillé de vérifier auprès du praticien si la reprise du volant est envisageable dans la foulée.
Lorsque des fils non résorbables ont été utilisés, un nouveau rendez-vous est nécessaire, habituellement une à deux semaines plus tard, pour les retirer. Il ne faut pas hésiter à interroger le professionnel sur la gestion des éventuelles douleurs ou gênes après l’intervention. Une sensibilité autour de la zone opérée ou une gêne temporaire sont fréquentes pendant quelques jours. La récupération dépend beaucoup de la localisation et du volume du lipome. L’extraction d’un petit nodule du bras passe bien plus facilement qu’une intervention sur une large tuméfaction du dos.
Faire le choix d’éliminer un lipome, c’est parfois se donner une chance de renouer avec le confort, le regard sur soi et un quotidien sans embarras. Un simple geste sous bistouri, qui, parfois, bouleverse la façon dont on se perçoit dès le lendemain. Ce miroir, lui, n’attend que la prochaine image.


